En chantant leur ferveur de retrouver la pluie
Je chante à moi-même la chanson de l'ennui
De mon manque de toi dans la nuit noire d'ébène
Je voudrais partager de mon âme la douleur
De l'attente blessée dans l'espoir du retour
Caravaniers passant, emportez mon amour
Le temps des souvenirs n'est plus à la pudeur
L'innocence brûlée à l'autel du désir
Ne peut plus de ses ailes enlacer nos adieux
Ni le sable des dunes, ni les masques des dieux
Ne sauront consoler mon c½ur et ses soupirs
Quand la lune amoureuse de toi, tant éprise
Ayant vu de ton corps la divine blancheur
Odalisque dormant et la main sur le c½ur
Ses rayons jaunes d'or dans le noir te courtisent.
